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Le yoga est fait pour les raides !

le yoga est fait pour les raides

J’entends souvent des personnes me dire : « Je suis raide, le yoga n’est pas fait pour moi! » A quoi, je réponds : « Bien au contraire, vous aurez plus d’effets!!! ». Et oui, la pratique du yoga est souvent associée à la souplesse. Même si cela reste un vrai plus d’être souple, le yoga est avant tout un état qu’on cherche à placer. Chez les débutants, bien souvent les personnes raides ont une plus grande stabilité que les personnes souples et du fait de leur grande tonicité, plongent plus facilement en fin de séance dans un état de détente profonde. Alors oui, je le proclame haut et fort : le yoga est aussi fait pour les raides !!!

Explications en 3 points dans cet article :

  • Le yoga est un état et non une pratique corporelle
  • L’intériorisation est plus important que la souplesse
  • Placer une longue tenue est plus important que la souplesse

Le yoga est un état et non une pratique corporelle

Quand on pense à yoga, on visualise une personne assise jambes croisées, yeux fermés. Cela renvoie invariablement au fait que le yoga est une pratique corporelle. C’est une connaissance erronée. Le yoga est un état que Patanjali définit comme la cessation de l’agitation mentale. Les postures (asanas) mais aussi les autres techniques de yoga (pranayama, shat karma, méditation, yoga nidra…) sont des moyens (et non une fin) pour atteindre cet état.

Par conséquent, l’amplitude articulaire n’est pas un élément déterminant pour atteindre cet état. Quand on débute, je dirai même que c’est presque un avantage de manquer un peu de souplesse. Je m’explique. Si l’on prend l’exemple d’une séance de postures. Elle est généralement basée sur une alternance de postures de tenue et postures de lâcher. Les personnes extrêmement toniques vont avoir tendance à placer les postures en force, en tout cas moins en détente que des personnes souples. En revanche, pour ce qui est de la détente finale, une personne raide parce qu’elle aura sur-sollicité sur son corps sur les postures plongera proportionnellement plus profondément dans un état de détente profonde appelé shunya (1ere étape du samadhi). Une extrême contraction est irrémédiablement suivi d’une extrême décontraction. Par la suite, il sera intéressant d’aller un peu plus loin que la petite sieste de fin de séance et chercher un état avec une extrême détente du corps et un bon niveau de présence.

savasana posture cadavre yoga

L’intériorisation est plus important que la souplesse

La performance en yoga est souvent associée à une personne qui fait une posture spectaculaire (un grand écart par exemple). C’est une vérité partielle. Le plus important en yoga est la capacité à placer une posture stable et confortable. Dans les textes, il est même indiqué qu’une posture peut être considérée comme stable et confortable quand on peut la tenir 3 heures !!! Nous sommes d’accord sur le fait que seuls des yogis très avancés ont déjà fait cette expérience. Il est néanmoins essentiel d’en garder la logique. La performance en yoga est dans la capacité à s’intérioriser c’est à dire à placer une posture dans laquelle on se sent bien, où l’on peut respirer confortablement et dans laquelle le mental est calme et détendu.

De ce côté, chez les débutants, les personnes raides ont bien souvent une plus grande capacité à être stable, rester parfaitement immobile. Les personnes souples ont tendance à se disperser et rencontre des difficultés à tenir la posture dans la durée.

demi cobra couché posture yoga lagom

Placer une longue tenue est plus important que la souplesse

La pratique du yoga permet d’être plus souple mais ce n’est pas l’effet le plus important. La pratique du yoga agit énormément au niveau organique, hormonal et énergétique. Toutes les postures où le ventre est en contact avec les cuisses ou le sol permettent de masser les organes du ventre. Elles améliorent considérablement le fonctionnement du système digestif. Les techniques de respiration comme Kapalabathi et Uddiyana bandha travaillent également dans ce sens. Les postures de torsions et de cambrures agissent sur les surrénales, hormones de la vitalité. Elles permettent donc de faire un excellent travail énergétique.

Là encore, la souplesse est un vrai plus pour les postures car plus vous êtes souples et plus la pression ventre cuisse sera importante. Mais le plus important est d’être capable de placer des longues tenues. Autrement dit, mieux vaut être un peu raide mais stable plutôt que souple et n’être capable de tenir une posture que quelques respirations. Comme dit un de mes maîtres, c’est la différence entre un yogi et un contorsionniste. Ils ont tous deux la même amplitude articulaire à la différence près que le yogi peut tenir la posture des heures alors que le contorsionniste que quelques secondes…

posture de la pince yoga

Conclusion : faire avec son corps et travailler l’état d’intériorisation

yoga méditation

Comme vu dans cet article, le yoga est un état et non une pratique corporelle. La pratique des différentes techniques de yoga est un moyen pour atteindre cet état. Surtout quand on débute, la souplesse est loin d’être un frein pour placer cet état. Il peut même être un plus pour shunya, 1ere étape du samadhi.

Quoiqu’il en soit, il faut faire avec son corps. Nous avons tous des capacités différentes (force, souplesse, énergie, sensibilité, visualisation…etc). Si l’état de yoga vous intéresse, il peut être intéressant de passer un peu de temps sur votre tapis.

Comme le dit si bien l’un de mes maîtres Jean-Louis : « Soyez guerrier, discipliné pour pratiquer régulièrement (tous les jours si possible) et une fois sur le tapis, soyez artiste. Placez une totale attention ».

Bonne pratique

Clément

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Pourquoi le yoga a bon dos ?

pourquoi le yoga a bon dos

On dit qu’un individu « a bon dos » lorsqu’il semble être coupable de quelque chose, même s’il est innocent. Et bien le yoga « a bon dos » puisqu’il est coupable de faire chuter les ventes d’anti-inflammatoires et de réduire le nombre de rendez-vous chez les ostéopathes. Vous l’aurez compris. Le yoga est « coupable » d’être une des meilleures méthodes pour prévenir les problèmes de dos. Attention, je ne dis pas qu’il faut arrêter d’aller voir des ostéopathes et autres thérapeutes, bien au contraire. Je dis juste que le yoga joue un rôle préventif majeur pour tous les maux de dos.

Personnellement, J’ai eu une spondylodiscite à 18 mois qui, sans opération aurait entrainé une paralysie des membres inférieurs. J’ai une hémisacralisation asymétrique à droite. J’ai aussi une tendance scoliotique. Bref, comme beaucoup de personnes, j’ai des déséquilibres au niveau du dos. Pour autant, j’ai fait du sport de haut niveau et suis professeur de hatha yoga depuis 2014. Grâce à ma pratique du yoga, je n’ai plus aucun problème de dos.

Dans cet article, nous verrons comment le yoga, avec le travail postural et respiratoire, permet de prévenir les problèmes de dos. L’article est découpé en différentes parties :

  • Anatomie du dos
  • Comment le yoga peut agir sur le bas du dos ?
  • Comment le pratique du yoga peut nous permettre d’être moins bossu ?
  • Comment le yoga peut accompagner la zone cervicale ?

Anatomie du dos

Three main curvatures of the spine disorders or deformities on male body: lordosis, kyphosis and scoliosis 3D rendering illustration. Human anatomy, back injury or disease, medical concepts.

Notre dos est composé d’un axe central appelé colonne vertébrale. Elle a plusieurs fonctions et sert principalement à supporter le dos, à protéger la moelle épinière qui représente la voie nerveuse principale et la mobilité du crâne. Chacune des vertèbres comprend un trou : c’est à cet endroit que se trouve la moelle épinière qui est l’un des éléments principaux du système nerveux. Elle est très importante, car elle est le lien entre tous les os de notre corps de la tête jusqu’au coccyx. La colonne vertébrale n’est pas une ligne rectiligne mais forme un S. On distingue 3 zones :

  • la zone lombaire (partie basse de la colonne vertébrale)
  • la zone costale (partie de médiane de la colonne vertébrale)
  • la zone cervicale (partie de haute de la colonne vertébrale)

Comment le yoga peut agir sur le bas du dos ?

Comment se manifeste les douleurs dans le bas du dos ?

Que celui qui n’a jamais eu mal dans le bas du dos, lève le doigt. Et bien vous n’êtes pas bien nombreux !!!. La zone lombaire est composée de 5 vertèbres et contrairement à la zone dorsale, elle n’est pas entourée d’une cage thoracique. L’absence de cette armure squelettique nous permet une grande liberté de mouvement : flexions avants, arrières, latérales, torsions…En contrepartie, cette mobilité expose davantage le bas de notre dos. Pour prévenir ces maux, il est donc essentiel :

  • d’avoir une bonne ceinture abdominale
  • d’avoir une bonne conscience de son bassin et du bas du dos
  • de bien étirer les muscles qui s’insèrent dans le dos

Et bonne nouvelle. On retrouve tous ces éléments en pratiquant le yoga.

Quelles techniques de yoga pour soulager le bas du dos ?

Le gainage en yoga pour avoir un bon dos

Pour avoir une bonne ceinture abdominale, il est important de faire du gainage. Les planches faciales et latérales permettent de travailler les muscles profonds de sangle abdominale ainsi que les obliques. Attention, à ne pas oublier le travail sur les muscles lombaires avec notamment la posture du serpent pour bien compléter le travail. La posture du cobra (bhujangasana) permet également de renforcer la zone lombaire (penser à bien contracter fessiers et zone lombaire lorsque vous placez cette posture)

Améliorer la conscience du bas du dos avec des techniques dynamiques de yoga

La conscience de la partie basse de la colonne vertébrale passe également par des exercices dynamiques comme dos creux-dos rond ou encore la salutation au soleil mais aussi par des postures où le ventre est soit en contact avec le sol soit en contact avec les jambes. Cette pression sur le ventre associée à une respiration ventrale permet d’engager le souffle vers la zone lombaire et donc de soulager et d’améliorer la prise de conscience de cette zone.

Les exercices de respiration comme uddiyana bandha et kapalabathi où respectivement on aspire le ventre sous la cage thoracique et on contracte la ceinture abdominale contre la zone lombaire apportent également leurs pierres à l’édifice. Ils permettent une meilleure prise de conscience de l’espace arrière du ventre (zone lombaire).

Etirer les muscles des jambes pour soulager le bas du dos

paschimottanasana posture de la pince yoga lagom
la pince

Enfin, toutes les postures qui permettent l’étirement des muscles ischio-jambiers, quadriceps, abducteurs et adducteurs soulagent indirectement le dos des éventuelles tensions.

Comment la pratique du yoga peut nous permettre d’être moins bossu ?

Qu’est ce qu’une cyphose ?

3D render of a medical background showing correct and poor posture with spine highlighted

Si vous connaissez le bossu de notre dame de Paris, alors vous connaissez la cyphose dorsale. Heureusement pour nous, peu d’entre nous ont comme Garou une si grosse cyphose dorsale . Pour autant, avec une vie de plus en plus sédentaire et le temps devant écran qui va avec, nous sommes beaucoup à avoir une légère bosse de chameau dans le haut du dos. Et pourtant, notre maman a bien fait son travail en nous répétant à chaque repas de nous tenir bien droit.

Le souci c’est que :

  • Cela peut être douloureux, voire très douloureux
  • Cela a des incidences sur notre moral. Quelqu’un qui est cyphosé, qui a la tête dans les épaules est plus enclin à être déprimé que quelqu’un qui se tient droit.
  • Cela réduit notre mobilité et nos capacités respiratoires
  • Chacun son style mais personnellement je ne trouve pas cela très esthétique.

Quelles techniques de yoga pour travailler la cyphose ?

Les postures améliorant l’ouverture de la cage thoracique pour soulager le milieu du dos

La cyphose dorsale se manifeste par un tassement des vertèbres dorsales. Toutes les postures de cambrures en yoga et plus particulièrement les postures du chat et du sphynx où l’on travaille l’ouverture de la cage thoracique permettent d’endiguer ce phénomène. Les torsions couchées avec un débattement au niveau des épaules ainsi que les demi-lunes latérales jouent aussi un rôle intéressant pour ouvrir la poitrine. Ce travail sera d’autant plus porteur, si pendant les postures, une respiration ample, confortable et consciente est placée dans la poitrine.

Des exercices respiratoires pour trouver de nouveaux espaces dans la poitrine

A cela, nous pouvons rajouter le travail dynamique effectué sur la colonne vertébrale lorsqu’on fait le dos creux-dos rond ou encore la salutation au soleil. Le bastrika pranayama (exercice respiratoire), même s’il s’adresse davantage à des pratiquants avancés, permet également de dégager la poitrine.

Comment le yoga peut accompagner la zone cervicale ?

Mobilité de la zone cervicale

La zone cervicale est composé de 7 vertèbres et se trouve sur la partie haute de la colonne vertébrale. Elle permet de supporter la tête mais aussi d’effectuer des flexions latérales, avants et arrières ainsi que des rotations. Cette mobilité nous permet principalement de nous repérer dans l’espace. Avec une vie de plus en plus sédentaire, beaucoup sont ceux qui souffrent de douleurs cervicales. Encore une fois, le yoga est une excellente méthode pour soulager les cervicales et surtout prévenir les douleurs au niveau de cette zone

Quelles techniques de yoga pour travailler la zone cervicale ?

Mobilisation articulaire pour déverrouiller les cervicales

Les douleurs chroniques au niveau des cervicales sont bien souvent liées à un manque de mobilité. Cela se manifeste parfois par de légers craquements quand on bouge la tête. La 1ère étape est donc de prendre 3 minutes par jour pour mobiliser les cervicales. Il suffit simplement de monter la tête de bas en haut et de haut en bas une 10aine de fois. Puis faites la même chose sur le côté (droite gauche). Ensuite, dessinez un cercle avec votre tête. 10 fois dans un sens 10 fois dans l’autre sens. Vous pouvez par exemple faire ces exercices quand vous vous brossez les dents. Comme cela, pas de perte de temps.

Ce sont des exercices que je propose quasi-systématiquement lorsque je fais des pawan muktasanas (échauffement poly-articulaires) en début de séance de yoga. Donc même si vous ne faîtes pas de yoga à proprement parler, commencez par ces petits exercices. L’important c’est de les faire tous les jours. Passé le 21eme jour, cela sera devenu une habitude et vous ne vous poserez plus de questions.

Etirements et travail concentrique au niveau des cervicales

En début de séance et toujours avec pour objectif de préparer au mieux les cervicales on peut travailler avec le couple étirement et opposition. On peut par exemple étirer la partie gauche du cou en rapprochant l’oreille droite de l’épaule droite. Tenir la posture une 10 aine de respiration. Puis tout en restant dans la même position placer sa main droite à gauche de la tête, et essayer avec cette dernière de revenir dans l’axe. La main droite résiste ce qui entraîne un travail concentrique sur la partie latérale gauche du cou. On peut bien sûr faire cet exercice de l’autre côté et dans les différents axes de mobilité de la nuque.

Le pont et les postures inversées

Une autre manière de prévenir les problèmes liés aux cervicales est de faire des postures inversées. Quand on débute le mieux est de commencer par la posture du pont (Setu bandhasana). Cette posture permet une mobilisation douce des cervicales.

Quand on est un peu plus aguerri, on peut faire la charrue (halasana), la chandelle (sarvangasana) et le poisson (matsyasana). Ces postures sont généralement proposées en fin de séance car le corps est mieux préparer physiquement. A noter qu’avec la chandelle et la charrue, on mobilise les cervicales en flexion avant et que pour équilibrer le travail il est essentiel de faire derrière la contre posture du poisson (mobilisation des cervicales en flexion arrière)

Conclusion : le yoga permet d’avoir un bon dos

Nous l’avons dans cet article. La pratique posturale et respiratoire du yoga permet de prévenir bon nombre de problèmes de dos. Pour vulgariser la thématique j’ai volontairement peu parlé des aspects énergétiques. Il va de soi que la pratique du yoga permet d’avoir plus d’énergie avec notamment des exercices comme la salutation au soleil et le pranayama. Cet article n’est pas non plus exhaustif. Donc si vous souhaitez apporter des précisions, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de cette page.

Les problèmes de dos sont parfois chroniques, parfois psycho-somatiques : Quand on en a plein le dos, on a mal au dos. Quoiqu’il en soit, le yoga est une méthode physico-psychique qui fonctionne très bien. Il suffit juste de se prendre en main et de pratiquer !!! Le mieux est de chercher un cours de yoga à côté de chez soi. Vous aurez des retours personnalisés sur votre pratique (ce qui est important quand on débute). Pour les pratiquants avancés, je propose des stages et des cours de yoga en ligne.

Bonne pratique à tous

Clément

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Pourquoi le yoga est bon pour le moral ?

pourquoi le yoga est on pour le moral

Pourquoi le yoga est bon pour le moral ? Le yoga est souvent associé au bien-être mais peu de personnes savent dans quelle mesure le yoga apporte équilibre et détente. Est-ce parce que, comme en course à pied, la pratique du yoga permet la sécrétion d’endorphine, fameuse hormone du bonheur ? Qu’est-ce qui se passe concrètement dans le corps ? Est-ce que certaines techniques de yoga sont plus porteuses que d’autres ? Dans cet article, je vous explique en quoi le yoga et l’énergie qu’il procure sont bons pour notre moral.

La salutation au soleil donne le moral

La salutation au soleil (surya namaskar) est un enchaînement dynamique de 12 postures. Elle apporte souplesse, conscience du corps, force et surtout de l’énergie. Encore une fois, si vous avez de l’énergie, le moral suit. Quand on commence à faire plus 20 minutes de salutation au soleil, de la même manière que lorsqu’on fait une sortie course à pied, notre corps sécrète de l’endorphine, hormone du bonheur. Pour en savoir plus sur la salutation au soleil je vous invite à lire cette page.

La pratique des postures de yoga (asanas) est bon pour le moral

Fini les problèmes de dos avec les postures

postures du héros
Crédit photo A l’orée des fées. Photo prise à l’Atelier d’en ô à Vertou

Le mal de dos est considéré comme le mal du siècle. Avec une séance de postures, on mobilise la colonne vertébrale dans tous les sens.On étire également les muscles qui s’insèrent dans le dos ce qui permet de limiter les tensions dans le dos. Avec les planches faciales et latérales mais aussi les postures comme le serpent on fait travailler les muscles profonds et on renforce toute la ceinture abdominale. Plus grande est la mobilité, la souplesse et la force au niveau du dos, et moins on a de chance d’avoir des douleurs dans la zone lombaire ou pire de se bloquer le dos. Quand on en a plein le dos, on a mal au dos. Avec la pratique du yoga, fini les problèmes de dos et le moral s’en ressent forcément.

Les postures : un véritable atout pour notre santé mentale

posture de la spirale
Crédit photos A l’orée des fées. Photo prise à l’Atelier d’en Ô à Vertou

Les séances de postures (asanas) sont basées sur une alternance de postures de contraction et d’étirement. Cette alternance permet de faire un excellent drainage sanguin et d’améliorer la récupération. Ce phénomène est d’ailleurs accentué avec les postures inversées (chandelle, sarvangasana et demi-chandelle, viparita karani asana) où les jambes en l’air complètement détendues, se vident de leur sang. Et encore une fois, plus on récupère vite, plus on est en forme et meilleur est notre santé physique et mentale.

De plus, les postures de cambrures et de torsions activent les surrénales, hormones de vitalité. Vous l’avez compris. En tenant ces postures on fait le plein d’énergie. Et plus d’énergie = un moral d’acier.

D’autre part, la pratique des postures où le ventre est pressé contre le sol ou les jambes boostent le fonctionnement du système digestif. Attention toutefois à presser d’abord le côté droit du ventre puis ensuite le côté gauche pour aller dans le sens du péristaltisme intestinal. Un individu met généralement 3 heures à digérer un repas, 8 heures si c’est un repas avec de la viande. Un pratiquant de yoga grâce à sa pratique réduit considérablement son temps de digestion. Il est moins fatigué après un repas voire pas du tout. Il est en forme et donc d’une humeur plus avenante.

Le pranayama est bon pour le moral

posture assise pranayama yoga

Le pranayama, exercices de respiration permet d’augmenter et canaliser le prana (énergie vitale). Dans cette famille d’exercice, Kapalabhabti est un exercice de purification. Sa pratique permet d’éliminer toutes les pensées. Quand on sait que c’est principalement le fait de ressasser sans cesse des choses dans notre tête qui nous fatigue, cette technique revêt une importance capitale dans notre bien-être psychique. Une autre technique, Bastrika permet de se charger en énergie. Comme nous l’avons précédemment, plus d’énergie = un meilleur moral. Enfin, la respiration alternée avec (nadi sodhana) ou sans (anuloma viloma) bandha (fixation) est une technique équilibrante. Structurellement notre cerveau oscille toutes les 1h15 entre action et réflexion. En faisant la respiration alternée on sort de cette dualité et notre discernement est renforcé ce qui contribue à notre santé mentale. A cela, nous pourrions rajouter les shat karma, exercices de purification comme Uddiyana bandha, agnisar krya et Nauli. Ces techniques activent l’énergie interne et améliorent le fonctionnement du système digestif.

Le yoga nidra permet une meilleure récupération

yoga nidra

Le yoga nidra est une technique qui se pratique allongé. Elle dure généralement entre 30 minutes et 1 heures. Au delà des bienfaits psychiques c’est une excellente technique de récupération puisqu’1 heure de yoga nidra équivaut à 4 heures de sommeil profond. Pour en savoir plus sur cette technique je vous invite à lire cet article

Le souffle, élément essentiel pour notre moral

La respiration se fait automatiquement. Quand on dort on n’a pas besoin de penser à respirer pour respirer, même chose en journée. Pour autant, savoir respirer correctement est un élément essentiel pour être mieux dans son quotidien. Lors d’une séance de yoga, le pratiquant cherche à respirer le plus consciemment possible.Il peut placer son souffle dans telle ou telle partie du corps, l’équilibrer (même durée sur l’inspiration et l’expiration) voire l’allonger. En fin de séance, le pratiquant a tellement respiré qu’il n’a plus naturellement envie de respirer. Il est alors en suspension poumon vide spontané. Ceux qui ont l’habitude de pratiquer connaissent cet état. Notre mental arrête de mouliner car on est à l’équilibre. On n’a plus besoin de rien. Plus besoin de respirer car on est chargé d’énergie. On est dans un état de paix profonde.

Conclusion : le yoga est bon pour le moral, il suffit de pratiquer

Nous l’avons vu dans cet article, le yoga est d’une richesse incommensurable. Toutes ces techniques participent à notre santé physique et mentale. Ce bien-être est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. IL SUFFIT JUSTE DE PRATIQUER !!! Comme on dit, le plus dur c’est de dérouler le tapis.

dérouler le tapis
Crédit photos A l’orée des fées. Photo réalisée à l’Atelier d’en ô à Vertou

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Comment booster votre énergie (prana) avec le yoga

Qu’est ce que le prana ? Le prana est l’énergie vitale, ce qui nous met en mouvement. Il existe 2 types de prana : le prana externe et le prana interne (celui qu’on active avec la pratique du yoga).

3 sources de prana externes 


Le prana externe est l’énergie que l’on reçoit de l’extérieur (extérieur du corps).

L’alimentation = prana externe

légumes locaux, de saison

Elle vient des aliments avec lesquels on se nourrit. Il va de soi que les légumes frais du jardin sont plus riches en prana que les produits transformés avec plein d’additifs.

L’air qu’on respire = prana externe

Une autre source d’énergie externe est l’air qu’on respire. Là encore, on se charge plus en énergie en étant en forêt, à la montagne ou au bord de la mer que dans une ville très polluée où l’on respire régulièrement un important taux de particules fines.  

Le soleil = prana externe


Enfin, il y a le soleil. Sans être pratiquant de yoga, on observe tous les ans au moment du printemps un vrai regain d’énergie avec l’allongement des jours et des journées plus ensoleillées. D’ailleurs, quelques personnes dans le monde dites praniques ne s’alimentent plus. Elles sont comme des plantes et arrivent à se charger en énergie uniquement grâce aux rayons du soleil. Elles vivent de l’apport d’eau, de lumière et de soleil. C’est ce qui se passe à une autre échelle lorsqu’on fait un jeûne. Je vous recommande d’ailleurs ce très bon documentaire sur Arte sur le Jeûne. 



En somme, si vous mangez des légumes du jardin, que vous habitez par exemple en montagne dans une région très ensoleillé vous êtes intrinsèquement plus chargé en prana, en énergie externe que quelqu’un qui habite dans une grande ville dans un petit appartement avec peu de lumière naturelle. 

Même si nous aspirons tous à cocher les 3 cases, nous sommes plutôt dans un entre deux ou plutôt un entre 3 =). La bonne nouvelle c’est que nous faisons du yoga, autre source de prana, d’énergie interne. 

Booster votre prana interne avec le yoga

Le prana interne est stimulé par la pratique du yoga. Pour cela, il est indispensable de placer une posture stable et confortable par rapport à sa forme du moment. Cette dernière précision est très important. Pour aller volontairement dans les extrêmes, placer un grand écart pour certaines personnes est source de bien-être alors que pour d’autres cela sera source de grande tension voire tout simplement impossible. La difficulté n’est pas d’arriver à faire la différence entre douleur et plaisir mais entre une posture qui met légèrement en tension et une posture qui procure une profonde détente. Heureusement, le hatha yoga possède une grande variété de postures et de variantes ce qui permet à chacun de s’y retrouver. Au risque de me répéter, l’important n’étant pas de placer une posture spectaculaire mais une posture dans laquelle on peut se détendre et s’intérioriser.

Comment cela se passe pour se charger en prana interne ?

Et bien pour faire simple, c’est un peu ce qui se passe lorsqu’on dort. Quand on va se coucher, on s’allonge dans une posture stable et confortable (on dort rarement sur une planche à clous) et on allonge le souffle. Au bout d’un moment on s’endort. Le matin au réveil on est généralement rechargé et prêt à commencer une nouvelle journée. Autrement dit, c’est parce qu’on a placé le corps au repos et respiré tranquillement qu’on a rechargé les batteries. C’est ce qui se passe également lorsqu’on fait un yoga nidra à la petite exception près que les effets sont décuplés. En effet, 1 heure de yoga nidra correspond à 4 heures de sommeil profond. A ce titre, je vous invite grandement à essayer le yoga nidra pendant un stage de yoga. Si vous avez déjà expérimenté le yoga nidra en stage vous pouvez louer une séance sur cette page.

yoga nidra Le bateau

Le prana interne dans les asanas (postures)

C’est aussi ce qui se passe lorsqu’on place une posture stable et confortable. On place une posture qui ne nous met pas en tension, bien au contraire elle nous détend. On respire profondément et c’est là qu’on active notre prana interne. Il y a bien sûr des postures qui activent davantage le prana interne comme les torsions et les cambrures. 

posture du héros @atelierovertou @aloreedesfees

Le prana interne et le pranayama

Dans le pranayama (exercices de souffle), on cherche à augmenter et canaliser le prana (énergie vitale). A ces fins, sont utilisés des bandhas (contraction) et des mudras (geste qui canalise l’énergie). Là encore, il est essentiel que la posture assise soit stable et confortable pour activer le prana. 

posture de l’élève @aloreedesfeees @atelierovertou

Le prana interne et la salutation au soleil

La salutation au soleil est certainement la technique dynamique la plus connue. Il existe autant de versions que d’écoles. Elle consiste en un enchaînement de 12 postures. Cette technique mobilise la colonne vertébrale qui est le principal canal par lequel passe l’énergie. Au delà des autres vertus, en faisant la salutation au soleil, on fait un important travail énergétique, on active le prana interne. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est conseillé de faire cette technique tous les jours le matin pour bien commencer la journée. Pour ceux que cela intéresse, j’ai mis en ligne une série de séances de yoga de 30 minutes pour bien commencer la journée. Elles sont disponibles gratuitement sur ma chaîne youtube.

Posture de la pyramide dans la salutation au soleil @aloreedesfees @atelierovertou

En conclusion : manger sain et faire du yoga pour booster son prana

Pour booster son prana, il est recommandé d’habiter dans un environnement ensoleillé avec de l’air pur et bien sûr faire du yoga =). Puisqu’on n’a pas toujours le choix de l’endroit où l’on habite, nos actions pour booster notre énergie doivent se tourner vers l’alimentation et la pratique du yoga. Il ne reste plus qu’à faire pousser vos légumes, manger sain et équilibré et bien sûr à dérouler son tapis =). Bonne pratique.

Clément

dérouler le tapis de yoga
dérouler le tapis de yoga

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Comment choisir un stage de yoga ?

Choisir un stage de yoga n’est pas chose aisée (beaucoup de stages de yoga sont proposés sur la toile). Pourtant, un stage de yoga est une expérience unique qui peut changer votre vie.

Pour que cette expérience soit une réussite il est essentiel de se poser les bonnes questions. Que vous soyez habitué de stage, pratiquant régulier de cours hebdomadaires ou débutant en yoga, je vais tenter de vous éclairer sur ce sujet afin que vous trouviez le stage de yoga qui vous correspond =).

Choisissez votre stage de yoga par rapport :
-> au prof de yoga
-> au lieu : hébergement, cuisine, environnement
-> au contenu : nombre d’heures de yoga par jour et le type de yoga proposé

Si vous cherchez un stage de yoga dans un éco-lieu (cuisine saine, locale, à tendance végétarienne) avec un temps de pratique en yoga qualitatif et varié, consultez directement ma page stage en cliquant sur ce lien.

Le professeur de yoga : élément central du stage de yoga

Choisir un stage de yoga c’est surtout choisir un prof de yoga. C’est lui qui encadre, anime le stage. Parfois il est même coanimé par 2 enseignants de yoga. Suivant les stages, vous allez passé entre 2 et 6 heures sur le tapis avec cette personne (nous verrons un peu plus bas que le volume horaire peut aussi être un bon indicateur quant à la qualité d’un stage). Donc c’est mieux si c’est quelqu’un de sympathique et compétent.

Premier cas de figure, vous faites un stage avec votre professeur de yoga, celui avec qui vous faites des cours hebdomadaires. A ce moment là, c’est assez simple. Vous avez pu expérimenter ses cours et savez que cela tient la route. La seule incertitude tient pour vous dans l’expérimentation d’une pratique pendant une semaine entière. Soyez serein. Tout va bien se passer =)

Deuxième cas de figure, il vous a été recommandé par un(e) ami(e). A l’heure des réseaux sociaux, le bouche à oreille reste plus que jamais une valeur sûre.

Autre possibilité, vous connaissez la lignée, la forme du yoga enseigné. Il existe plusieurs types de yoga (hatha, ashtanga, vinyasa…etc) mais aussi beaucoup d’écoles de yoga. Donc par exemple si vous pratiquez du hatha yoga de l’école Sankara et que vous trouvez un stage avec un professeur de la même lignée. Vous avez de fortes chances de vous y retrouver =).

Dernière option, vous ne connaissez ni le professeur, ni son yoga. Epluchez le site internet du professeur en question et regardez si cela vous parle. Parfois, (le confinement est passé par là) on a même la possibilité de faire un cours de yoga en ligne pour être sûr que ce yoga nous correspond.

On peut bien sûr faire des choix rationnels mais ce qui marche le plus c’est de suivre son intuition.

Un éco-lieu : un endroit où on se sent bien

Les motivations quant à la participation à un stage varient d’une personne à l’autre (changer d’air, approfondir sa pratique, se ressourcer…). Pour autant, chacun arrive avec ses bagages et à ses habitudes. Il est donc essentiel d’aller dans un lieu qui vous attire, qui vous donne envie.

3 critères me semblent important :

-> l’hébergement

-> la cuisine

-> l’environnement

L’hébergement : des chambres de qualité

Que ce soit pour un stage de longue ou de courte durée, vous allez dormir sur place. C’est donc important de pouvoir dormir dans une chambre qui vous correspond. Certains préfèrent dormir en chambre individuelle pour la tranquillité. D’autres choisissent l’option en chambre partagée pour bénéficier d’un tarif préférentiel et/ou rencontrer de nouvelles personnes. Quelque soit l’option choisie, l’essentiel est de trouver un lieu propre avec une bonne literie. Là encore, vous pouvez regarder les photos sur le site internet du professeur de yoga ou bien du lieu d’accueil.

Cuisine saine, locale et gourmande

Les stages de yoga riment souvent avec cuisine végétarienne. Pour les non-végétariens, cela peut faire peur mais c’est une aubaine. Vous allez pouvoir manger végétarien pendant une semaine sans avoir à faire la cuisine.

La plupart des lieux ont une cuisine sur place. C’est un vrai gage de qualité. Si les hôtes ont une véritable démarche, ils achètent également leurs produits auprès de producteurs locaux voire ils cultivent eux-mêmes leurs légumes. Ce n’est pas évident pour les hôtes d’être sur tous les fronts en même temps mais une cuisine saine, locale et gourmande sont d’excellents critères. Là encore, regardez les photos.

un environnement pour se ressouRcer

Les stages de yoga ont rarement lieu à côté d’une autoroute. Sans aller dans les extrêmes, certains stages ont lieu dans de grosses stations de sport d’hiver. Personnellement, je préfère organiser des stages dans des lieux un peu à l’écart. Après, cela peut être pratique et intéressant de ne pas être trop éloigné du reste du monde pour aller se promener, se baigner, recevoir un massage ou bien visiter les environs. Une proximité de la mer ou de la montagne et une bonne accessibilité en train sont aussi de vrais plus qui compte =).

Si vous cherchez un stage de yoga dans un éco-lieu (cuisine saine, locale, à tendance végétarienne) avec un temps de pratique en yoga qualitatif et varié, consultez directement ma page stage en cliquant sur ce lien.

Choisir votre stage de yoga par rapport au contenu

Pour choisir votre stage de yoga, regardez :

-> le nombre d’heures de yoga

-> le type de yoga

Combien d’heures de yoga par jour pendant le stage

Même si ce n’est pas la quantité qui fait la qualité, le nombre d’heures proposées à un stage de yoga reste un critère relativement tangible.

Certains professeurs de yoga parlent de stage quand ils font un cours de 2 heures le week-end. C’est clairement un abus de langage. D’autres enseignants de yoga proposent des stages avec 1 heure de pratique de yoga le matin et 1 heure le soir. Là encore, si cela existe c’est que cela répond à une demande mais selon moi, il n’est pas possible de faire un travail qualitatif en yoga avec seulement 2 heures par jour. Autre exemple encore. Certains lieux à l’étranger proposent des stages toute l’année. Ils ont un prof de yoga sur place qui dispense 1 cours le matin et 1 cours le soir. Au delà du nombre d’heures proposées, il n’y a pas selon toute vraisemblance de progression dans le contenu proposé. C’est juste 2 cours l’un à la suite de l’autre sans aucune continuité. Donc, si vous allez sur des sites internet qui proposent des stages toute l’année, regardez bien ce qui est proposé. A noter qu’en réservant des stages de yoga sur ces plateformes vous participez à l’uberisation des professeurs de yoga.

En résumé pour ce qui est du volume horaire, 3 heures de pratique quotidienne me semblent le minimum syndical pour un stage de yoga.

un stage de yoga avec des postures uniquement ?

Une fois que vous avez regardé le volume horaire, cela vaut le coup de regarder le programme. Il peut varier suivant la forme de yoga proposé. Pour pas commettre d’impair je vais parler de ce que j’enseigne : le hatha yoga, école Sankara. La plupart des cours hebdomadaires sont organisés autour de pratiques posturales. Quand on est professeur de yoga et qu’on a devant soi 20, 30 heures pour faire travailler ses élèves il me semble plus qu’opportun de leur proposer des séances de postures mais pas que. Le pranayama, la méditation dirigée, le yoga nidra, la salutation au soleil sont de superbes techniques qui sont extrêmement complémentaires du travail postural. Donc si vous voyez un descriptif de stage avec toutes ces techniques c’est bon signe.

Certains professeurs de yoga proposent des kirtans ou des séances de yoga du son.

D’autres encore proposent des conférences thématiques (histoire du yoga, Bhagavad Gita, anatomie etc…) à différents moments de la journée. Personnellement, je ne propose pas de cours théoriques car je pense que c’est plus important de passer du temps sur le tapis mais cela peut être très intéressant aussi.

Reste maintenant à savoir si le contenu est cohérent et s’il y a une progressivité dans le stage. Malheureusement ou heureusement, on ne peut pas le savoir à l’avance. Il faut faire un stage, parfois plusieurs stages avec des professeurs différents pour se rendre compte de la qualité de l’enseignement proposé.

Voilà pour moi et mes conseils. A vous maintenant de franchir le pas et de vous lancer dans un stage de yoga =)

Clément

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Clément

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Cours Hatha Yoga à Station Nuage dimanche 13 septembre 11h-12h sur l’ile Forget à Saint Sébastien sur Loire

Station nuage fait partie des lieux incontournables du voyage à Nantes. Pour se retrouver, se rencontrer après l’été, je vous propose une envolée yogique avec une séance de Hatha Yoga en plein air aux abords de Station Nuage (cours offert). Pensez à venir avec votre tapis.

Le cours sera suivi d’un temps d’échange autour d’un thé, un café à station nuage voire même d’un pique nique sur l’ile Forget pour ceux qui le souhaitent. Au plaisir de vous revoir, de vous rencontrer. Clément

Infos pratiques

  • Tarif : cours gratuit
  • Lieu : Station Nuage sur l’ile Forget à Saint Sébastien sur Loire
  • Page Facebook de l’évènement : Cliquez ici
  • Matériel : Venez avec votre tapis
  • Extra : Venez avec pique nique

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La méditation m’a sauvé Phakyab RIMPOCHE

Je viens de terminer le livre « La médiation m’a sauvé » de Phakyab RIMPOCHE et Sofia STILL REVER. En tant que professeur de hatha yoga je suis bien sûr convaincu des bienfaits du yoga et de la méditation mais en toute franchise je ne pensais pas que ces techniques pouvaient aller aussi loin et guérir quelqu’un à qui les médecins avaient diagnostiqué une amputation. Je vous recommande donc chaudement cet ouvrage tant c’est un plaidoyer pour la pratique du yoga et de la méditation. Il donne vraiment envie de pratiquer pour se faire du bien, avancer dans la vie et pour les plus avancés et téméraires guérir de maladies graves.

L’enfance de Phakyab Rinpoché

Phakyab Rinpoché a grandi au Tibet dans une famille très modeste où ils étaient la moitié de l’année sédentaire et l’autre moitié nomade lorsqu’ils amenaient à la belle saison les yaks dans les montagnes. C’est peut-être une des parties les plus touchantes de ce livre. Phakyab Rinpoché y raconte sa complicité avec son frère, sa communion avec la nature mais aussi son espièglerie. Comme quoi on peut être taquin et devenir moine =)

Ces animaux (les yaks) m’ont enseigné le don de soi, la confiance, le dévouement, la patience, la résistance…p29

J ai connu cette époque où la nature, tout en prodiguant à nos corps la nourriture nécessaire, communiquait aussi à nos esprits une confiance illimitée. Elle nous entrait dans une énergie d’abondance et de renouvellement. Démunis sans éprouver ni manque ni frustration, nous étions riches de chaque journée, comblés de la beauté inépuisable des êtres et du monde…p30

Un rêve pas comme les autres

A l’âge de 13 ans il fait un rêve particulier. Cette expérience révélatrice le pousse à devenir moine. Il rentre au monastère où il apprend à lire, à écrire et  reçoit de précieux enseignements et initiations. Phakyab Rinpoché est très investi et a une belle sensibilité si bien qu’on lui donne rapidement des responsabilités.

Torturés par les chinois

Un peu plus tard le Dalaï Lama lui demande de s’occuper d’un monastère au Tibet. Les chinois sont déjà là mais la répression est relativement douce au moment où il arrive. Cela ne dure qu’un temps. Pour faire vite il finit par être arrêté puis torturé par les chinois. Ce qu’il y a de fantastique dans son histoire c’est que malgré toutes les souffrances endurées Phakyab Rimpoché ne cesse de faire preuve d’empathie pour ses bourreaux. Cela vaut pendant sa détention mais aussi après.  N’étant pas suicidaire, il essaie tout de même de s’échapper. Ce qu’il réussit au bout de 3 mois. Il a de grosses séquelles au pied droit mais il est en vie et arrive à traverser l’Himalaya.

Son arrivée à New York

Fort de ces expériences passées, le Dalaï Lama demande une nouvelle fois à Phakyab Rimpoché de s’exiler. Cette fois-ci il s’agit des Etats Unis. Sa mission sera de transmettre son enseignement dans des centres bouddhistes américains. Malheureusement à peine a-t-il posé le pied à New York qu’une douleur lui foudroie le pied droit. Malgré cette terrible douleur et la barrière de la langue il arrive tant bien que mal à aller chez son hôte. S’en suivent 15 jours quasi continu de douleurs lancinantes au pied droit. Il se rend alors dans un hôpital qui soigne des étrangers victimes de violence dans leur pays d’origine.

Confiance en la médecine occidentale

Phakyab Rimpoché est assez admiratif et enthousiaste de la qualité des soins  qui lui sont prodigués, de l’accueil qu’il reçoit dans cet hôpital américain.  Néanmoins  lorsqu’on lui diagnostique un gangrène au niveau du pied droit il refuse d’écouter les médecins qui lui propose l’amputation. Il entend une petite voix intérieure qu’il lui répète inlassablement de ne pas se faire amputer. Les mois passent et malgré de nombreux curetages la santé de son pied n’évolue pas positivement, bien au contraire. Il déclenche aussi une tuberculose. Son état de santé empire de jours en jours. L’amputation devient urgente sinon il faudra couper au dessous du genou. Phakyab entend toujours sa petite voix intérieure qui lui dit de ne pas se faire amputer. Il fait donc passer une lettre au Dalaï Lama qui donne la réponse suivante : « Pourquoi cherches-tu la réponse à l’extérieure?« . Cette phrase résonne comme une onde de choc dans sa tête et il décide de quitter l’hôpital où il n’est d’ailleurs plus accepté car il refuse contre tous diagnostics l’amputation. Il retourne chez son ami et entreprend un travail intérieur.

Guérison par la méditation et le yoga de l’énergie

Phakyab met donc en place son propre protocole à base de techniques de méditation bienveillante (tong-len et Tsa lung) qu’il a apprise auprès d’un maître qu’il l’a initié.

Concentre-toi intensément sur le coeur, me disait Geske Ale Gyupa. Focalise-toi sur l’énergie qui en émane. Posé ta conscience en sa vibration interne. Pareil qui réfléchit tout sans rien saisir, réfléchis la claire lumière et reste sans saisi lorsqu’elle se présentera à toi. P194

Puissent tous les êtres sensibles connaître le bonheur et les causes du bonheur !
Puissent tous les êtres sensibles être délivrés de la souffrance et des causes de la souffrance !
Puissent tous les êtres sensibles ne jamais être séparés de la joie suprême qui est au-delà de la peine !
Puissent tous les êtres sensibles demeurer dans l’équanimité, libres de partialité, d’attachement et de haine !

Il utilise aussi le yoga de l’énergie. D’après sa description il semble utiliser des techniques de pranayama comme anuloma viloma et nadi sodhana (respiration alternée avec ou sans rétention) mais aussi des prana vayiu (circuits) et le prana vidya (rétraction et expansion sphérique) sur sa jambe droite pour travailler sur le corps subtil.

Mes 1er efforts visent par conséquent à réactiver le chakra de l’articulation de ma cheville et à faire circuler la force de vie, le prana, à l’intérieur de ses canaux. P195

Son intuition est que les médecins ont cherché une solution sur le corps physique mais pas sur le corps subtil, pas sur la cause. En travaillant sur l’énergie pranique, en amenant sa conscience, sa concentration sur sa jambe droite en l’inondant d’amour altruiste, de bonté, de générosité il peut réactiver les cellules qui semblent mortes.

Dans ces circonstances, lorsque l’esprit est inondé d’amour altruiste, de bonté, de générosité, tout le corps est en fonction optimale. Tous les flux du corps se potentialisent dans une dynamique positive. Lorsque l’on peut rester dans cet état en permanence par la pratique de la méditation, alors on est prêt. p243

Phakyad Rimpoché médite 12 heures par jour. En parallèle il se fait lui même des curetages sur sa jambe droite et assez rapidement il note des améliorations encourageantes. Même s’il n’a pas été invité à rester en tant que patient résident à l’hôpital il est tout de même suivi pour sa tuberculose et il fait souvent des visites de contrôle. De semaines en semaines, de mois en mois son pied droit va de mieux en mieux. Il peut d’abord se déplacer en béquilles dans l’appartement, puis faire une centaine de mètres à l’extérieur jusqu’à retrouver une marche normale au bout de 3 ans.

Déni des médecins occidentaux quant à sa guérison

Malgré les visites de contrôle et des radios montrant factuellement que son pied est guéri, tous les médecins mettent le cas de Phakyad Rimpoché dans la case miracle. Or, tout cela n’a rien d’un miracle puisqu’il a passé 12 heures par jour à méditer pendant 3 ans.

Guérir (de grave maladie) par la méditation est réservé aux pratiquants expérimentés

Comme il le dit lui-même méditer 12 heures par jour n’est pas donné à tout le monde et même si on est atteint d’une maladie grave il faut y réfléchir à 2 fois avant de se lancer dans ce protocole. Néanmoins dans son livre Phakyad Rimpoché se dit prêt à transmettre ses techniques aux pratiquants expérimentés.

Ce livre donne de l’élan

Phakyab Rimpoché nous montre la voie d’une pratique.. Si je médite, ne serait-ce qu’un peu, j en verrai les bénéfices. Mais il me faut pour cela m’asseoir, comprendre mon état et décider de le transformer… p241

Vous pouvez trouver ce livre en format poche dans toutes les bonnes librairies. EVITER AMAZON.

Bonne lecture et bonne pratique

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Pourquoi faire du yoga tôt le matin avant de commencer sa journée ?

Un individu qui va à 1 à 2 cours de yoga par semaine commence à ressentir de manière significative les bienfaits du yoga dans son quotidien. Il commence à se faire happer par l’effet boule de neige en yoga (cf article).  S’il souhaite aller plus loin plusieurs options s’offrent à lui :

  • Aller à d’autres cours structurés de la même manière que ses cours réguliers (généralement les asanas constituent le coeur de la séance) et sur des créneaux identiques (midi et/ou soir)
  • Pratiquer seul pendant ses temps libres
  • Aller à d’autres cours s’appuyant sur des techniques différentes et sur d’autres créneaux. (journée, tôt le matin)
  • Faire un stage de yoga pour approfondir sa pratique

Les 4 options sont bien sûr valables et complémentaires. Au pratiquant d’expérimenter ce qui le fait avancer. Dans cet article je présente les bienfaits d’une pratique matinale.

L’avenir appartient à ceux qui se lève tôt

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt dit l’adage. Je dirais même plus l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt pour faire leurs sadhanas. Tout le monde est d’accord sur le principe. La mise en application s’avère plus délicate surtout pour les lève-tard et pourtant. Tout est une question d’habitude.

Tôt le matin = pas d’imprévu

Il n’y a que 24 h dans une journée. Quand le pratiquant planifie sa séance en fin de journée et qu’un imprévu survient, ou tout simplement que son mental lui joue un mauvais tour en trouvant une excuse, alors la séance tant attendue passe à la trappe. En pratiquant tôt le matin le pratiquant est sûr qu’il n’y aura pas d’imprévu.

Le plus dur c’est de dérouler le tapis

Pour se lever tôt pour pratiquer il faut :

  • d’abord se coucher un peu plus tôt que d’habitude. Il faut chercher à conserver à quelque chose près la même durée de sommeil. A titre d’exemple, le dalaï lama se couche par exemple à 20h et se lève à 4h du matin pour méditer. Il conserve ainsi 8h de sommeil. A noter qu’à moyen terme, avec une pratique régulière le pratiquant a de moins en moins besoin de dormir.
  • mettre son réveil 5 à 10 minutes avant l’heure de pratique souhaitée (c’est le temps qu’il faut généralement pour se réveiller et faire ses besoins).
  • Ensuite le plus dur c’est de sortir du lit et de dérouler le tapis. Une fois que le tapis est déroulé, le pratiquant trouve toujours l’énergie pour faire sa sadhana. Et encore une fois ce n’est qu’une question d’habitude. On dit qu’il faut 21 jours d’affilés pour mettre en place une nouvelle habitude.

Ne pas réfléchir : juste le faire (just do it)

Personne ne se pose la question de se brosser les dents ou non. Tout le monde se brosse les dents à minima 3 minutes le matin et le soir. Personne ne se demande réellement pour quoi le fait-on. C’est une habitude ancrée depuis des années. On se brosse les dents parce que ces bons pour la santé et puis c’est tout. Et bien c’est la même chose avec le hatha yoga. Le hatha yoga est méthode physico-psychique qui permet à celui qui le pratique de changer, de faire des progrès, d’évoluer. C’est une méthode ancestrale qui a fait ses preuves et marche sur toute personne qui le pratique. Faîtes confiance à votre corps, faîtes au yoga et pratiquer. 

Commencer la journée par un moment pour soi pour être disponible pour les autres le reste de la journée

Prendre du temps pour soi est souvent considéré comme un acte égoïste. C’est une erreur. Pour aimer les autres il faut commencer par s’aimer soi-même. Pour cela, rien de tel qu’une sadhana matinale. En prenant soin de lui tôt le matin, le pratiquant commence sa journée en se faisant du bien. Et parce qu’il est bien dans son corps et son être il est plus disponible pour les autres.

Se prendre en main

Tout individu est soumis à l’inertie, au poids du quotidien, à l’attraction terrestre d’une certaine manière.  Il est possible d’attendre des autres qu’ils nous prennent par la main pour nous accompagner dans notre parcours.  S’il y a accompagnement, celui-ci est toujours limité. Personne ne peut pratiquer à votre place.  Mieux vaut avoir son destin entre ses mains et pratiquer (Aide-toi et le ciel t’aidera).

Ressentir les bénéfices toute la journée

Une séance de hatha yoga bien construite place celui qui le pratique à l’équilibre, équilibre du corps (gauche-droite ; force-souplesse), équilibre au niveau de la psyché (sortir de la dualité). Cet état de yoga dure plusieurs heures après la séance. Quand on pratique le soir, on profite des bénéfices que pendant une heure ou deux jusqu’au coucher. Quand on pratique le matin c’est toute la journée qu’on en profite.

Pratiquer à jeun

On mange trop. Un individu qui ne pratique pas met en moyenne 3 heures à digérer un repas. Avec 3 repas par jour, notre système digestif est quasiment tout le temps en action (il ne se repose presque jamais).  Une sadhana matinale permet de pratiquer à jeun avec un long temps (au moins 8h) sans manger depuis le dernier repas (ici le dîner) sans que cela présente une effort car c’est pendant notre nuit de sommeil. Le fait d’être à jeun permet de réaliser plus facilement toute une série de techniques comme les pranayama et les sat-karma.

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Clément

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Yoga nidra : l’arbre (nouvelle version)

Suite à différents retours, j’ai enregistré une nouvelle version du yoga nidra : l’arbre. Il dure une 40aine de minutes. Ce nidra est disponible à la location (5€) sur ce lien : https://vimeo.com/ondemand/yoganidralarbre

Yoga Nidra : l’arbre

Avant de faire ce yoga nidra, je vous invite à lire cet article sur les bienfaits du yoga nidra : https://stageyogalagom.com/2017/12/01/le-yoga-nidra-interets-et-bienfaits/

Pour réaliser un yoga nidra dans de bonnes conditions, il est recommandé :

  • d’être allongé sur le dos en position confortable sur un tapis de yoga. Mettre éventuellement un coussin sous la tête.
  • bien couvert (mieux vaut avoir trop chaud que trop froid)
  • d’être dans un endroit calme (éteignez vos téléphones portables)

Vous pouvez retrouver d’autres nidras et méditations dirigées en allant sur le site internet de mes maîtres Jean-Louis et Francis Gianfermi de l’association Sankara

Marianne Vergne issue de la même lignée propose également des yoga nidras.

Pour les découvrir : https://www.assovidya.com/news

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L’effet boule de neige en yoga

C’est l’hiver. Il fait froid. Malgré les bonnes résolutions  du début d’année,  vous avez davantage envie d’hiberner, de rester chez vous que de faire du yoga. Et pourtant.

Cela fait des années que vous entendez parler du yoga et de ses bienfaits. Vous décidez de vous y mettre et vous inscrire à un cours à côté de chez vous. Bravo !!!

Commencer c’est bien. Ne pas s’arrêter au bout de 2 séances c’est mieux. Le hatha yoga n’est pas la dernière activité physique à la mode c’est une méthode physico-psychique qui permet au pratiquant de faire des progrès physiques (force, souplesse, équilibre) et psychiques (être davantage maître de son mental). Bref, c’est une pratique ancestrale qui a fait ses preuves et (n’ayons pas peur des mots) permet au pratiquant de changer, d’être une meilleure personne.

Même avec les plus belles aspirations du monde, le chemin vers l’état de Yoga est semé d’embûches. Toutefois, si on connaît les obstacles et surtout si on sait ce qu’il y a derrière, c’est un peu plus facile de trouver la motivation et l’énergie pour pratiquer. Dans cet article, je vais tenter de vous montrer par quelles étapes passent le pratiquant et comment simplement par la pratique il se laisse aspirer par l’effet boule de neige du yoga. A noter que l’effet boule de neige prend souvent du temps et peut s’étaler sur plusieurs années voire plusieurs vies =).

effet boule neige yoga

1. Le pratiquant s’inscrit à un cours de hatha yoga

Vous vous êtes inscrit à un cours de yoga à côté de chez vous. L’enseignant de yoga est bien. Les autres élèves sont sympas et la salle est agréable. Vous ressentez un bien-être certain après les séances. Pourtant, au bout de 2 séances, un imprévu arrive et vous ratez une séance.  Rien de dramatique. Vous irez la semaine d’après. Là encore, pas de chance vous avez beaucoup de travail ce jour là et vous devez renoncer à votre séance. Puis, c’est le cercle vicieux. Vous n’osez plus retourner aux cours car cela fait déjà 3 semaines que vous n’y êtes pas allé. La petite boule de neige que vous avez commencé à faire grossir tombe dans un précipice.

Pourquoi, malgré toute votre bonne volonté, vous n’arrivez pas à venir aux cours de yoga alors que cela vous procure un profond bien-être ?

C’est la faute à tamas (l’un des 3 gunas), l’inertie, le poids du quotidien. Les pratiquants débutants et même de niveau intermédiaire sont toujours soumis à cette énergie qui les tire vers le bas.

Une seule solution : persévérer. Tous les pratiquants passent par là. La vraie question que le pratiquant doit se poser est de savoir s’il est heureux aujourd’hui et maintenant. Si ce n’est pas le cas ou tout simplement s’il a vraiment envie de faire des progrès, d’évoluer alors il peut s’appuyer sur le hatha yoga.

2. Le pratiquant va régulièrement aux cours de hatha yoga

Vous êtes maintenant un pratiquant régulier et vous allez toutes les semaines à au moins un ou deux cours par semaine. Vos cours de hatha yoga sont inscrits en rouge dans votre agenda et quelque soit la saison vous répondez toujours présent. Encore une fois, bravo !!!

Votre régularité vous permet de gagner en tonicité, d’être plus souple, d’avoir une meilleure conscience de votre corps et d’avoir une meilleure stabilité mentale. Votre boule de neige grossit à vue d’oeil.

Vous avez conscience que le yoga vous fait du bien et vous trouvez l’énergie pour aller au cours. Chaque fois que vous sortez du cours, vous vous sentez extrêmement bien. Vous goûtez au bien être et à l’oubli de soi…Le jour d’après également.  Puis, le jour qui suit votre corps recommence à vous tirailler ou des sautes d’humeur reviennent. Heureusement, le jour d’après il y a votre deuxième cours de la semaine qui va vous replacer à l’équilibre. Bref, malgré votre présence régulière aux cours, votre état physique et mental fluctue.

Pourquoi cela ? Tout simplement, parce que Rome ne s’est pas fait en un jour et qu’il faut du temps pour changer, pour sortir de ses conditionnements. La solution : pratiquer en plus tout seul chez soi.

3. Le pratiquant va régulièrement aux cours et pratique 1 à 2 fois par semaine tout seul chez lui

Le hatha yoga vous fait terriblement du bien et puisqu’on vous a dit que c’était la voie par laquelle il faut passer pour avancer, 1 à 2 fois par semaine vous vous levez un peu plus tôt le matin pour faire quelques techniques apprises en cours ou en stages.  Vous faîtes des salutations au soleil (5, 10, 20, 27, 54, 81, 108) quelques postures, un peu de pranayama, des shatkarmas. Là encore, le pratiquant passe bien souvent par des phases où il pratique seul en pointillés. Puis, encore une fois si le pratiquant est persévérant et qu’il a vraiment envie de changer, la magie du yoga opère.

De plus en plus emporté par son élan, la boule de neige grossit encore et encore . Le pratiquant a plus d’énergie (Rajas), il digère mieux, est plus en forme physiquement et commence à avoir une belle stabilité énergétique, physique et mentale. (Sattva)

Hélas, une fois encore, comme un vélo lancé à toute vitesse sur lequel on arrête de pédaler, il arrive un moment où le vélo ralentit. Le tout étant d’arriver à maintenir un taux énergétique pour stabiliser le corps et le mental.

C’est admis que nous sommes  plus irritables quand nous sommes fatigués. Et bien c’est le même principe en yoga. Tout est une question d’énergie. Quand le pratiquant a moins d’énergie il retombe dans ses travers.  Si le pratiquant maintient un certain niveau énergétique rien ne peut l’atteindre. Il faut donc augmenter la dose =)

4. Le pratiquant pratique quotidiennement 

Le pratiquant pratique tous les jours en cours ou tout seul. Il s’organise pour faire sa pratique car c’est devenu sa priorité. Quand le pratiquant arrive à ce stade là, il est sur la crête du point de non-retour.  Le yoga fait partie intégrante de sa vie et il est véritablement entraîné par l’effet boule de neige. Le pratiquant progresse physiquement. Il a de plus en plus d’énergie (Rajas). Il dort moins. La notion d’effort mental pour la pratique ne se pose plus. Même s’il y a des périodes où il est un peu moins au top, une vraie paix intérieure s’installe dans son quotidien. (Sattva)

 La pratique est devenu une évidence. Le pratiquant commence à ressentir les premières manifestations de la réalisation. Il est parfois envahi d’une grande joie. Il a l’énergie d’entreprendre, de créer. Il n’est presque plus soumis à Tamas (l’inertie).

5.  Le pratiquant pratique quotidiennement plusieurs heures par jour

Le pratiquant passe quotidiennement plusieurs heures par jour sur son tapis. Il fait ses techniques avec une grande détente et vigilance. Le pratiquant maintient presqu’en continu l’état de yoga et vit des expériences fortes…Le pratiquant ne fait qu’un avec le boule de neige du yoga. Et là encore, il est possible d’aller plus loin…

Faire grossir sa boule de neige

Chaque personne aspire au bonheur. Le hatha yoga est une méthode physico-physique extrêmement complète qui peut mener à la réalisation. Bien sûr, la réalisation n’est pas à la portée de tout le monde et comme l’un de mes maîtres a l’habitude de dire « si c’était aussi facile que cela, la planète serait peuplée de yogi ». Reste que le hatha yoga peut permettre à celui qui le pratique de se faire du bien, de s’offrir une belle respiration dans son quotidien et de faire grossir à son rythme sa boule de neige du yoga. Deux qualités essentielles sont nécessaires pour franchir les différents paliers :

  • La ténacité. Elle s’exprime dans l’avant-pratique si on peut dire. Comme on dit : « le plus dur c’est de dérouler le tapis ». Le pratiquant doit donc s’organiser, se discipliner dans sa pratique car il n’y a pas de liberté sans discipline. Comme dans chaque apprentissage il faut travailler pour avancer. On ne naît pas yogi on le devient.
  • La sensibilité :  Cette qualité s’exprime pendant la pratique. Quelque soit la technique que le pratiquant est en train de faire, il doit la faire en pleine conscience, être à l’écoute de son corps « en se libérant du connu » (Krishnamurti), ne pas faire la technique de manière mécanique. Il doit devenir le propriétaire de son corps. Tout cela en ajoutant le caractère sensuel, non pas dans le côté charnel mais dans le côté sensitivo-hédoniste. Se déconditionner, sortir des zones réflexes, s’intérioriser et découvrir la sensualité de la technique, le plaisir de la détente, en somme prendre son pied =). Voilà tout l’enjeu. Pour arriver à ce niveau d’ écoute et de perception une grande détente et vigilance sont nécessaires.

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Clément